C'est la reprise des cours à Bruxelles : les forêts, présentes dans de nombreuses politiques européennes
13 / 10 / 2026
Avec le retour de l’été, les institutions européennes ont repris leurs activités à plein régime, avec un agenda très chargé d’initiatives qui concernent directement ou indirectement les forêts et ceux qui les gèrent. Le 16 septembre dernier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prononcé son discours sur l’état de l’Union. Les incendies de forêt et la résilience face au changement climatique y ont occupé une place prépondérante. C’est un signe clair que, même dans un contexte international marqué par de nombreuses autres urgences, l’avenir de nos forêts occupe une place importante parmi les priorités européennes.
À l’heure actuelle, de nombreux dossiers sont en cours d’examen au sein de la Commission. La réunion de la plateforme des parties prenantes sur les forêts et le secteur forestier, organisée par la Commission européenne le 7 octobre à Bruxelles et à laquelle l’USSE a participé, en est un bon exemple. Il s’agit de l’un des forums permettant de faire entendre la voix et les préoccupations du secteur. L’ordre du jour comprenait, entre autres, la saison des incendies de cette année, l’évaluation des directives « Nature », la restauration de la nature, le règlement sur la déforestation et le futur cadre climatique. À cela se sont ajoutés d’autres débats d’une grande importance, tels que la révision de la stratégie forestière de l’UE, les énergies renouvelables, la bioéconomie ou le prochain budget européen. Chacun de ces sujets aura des conséquences concrètes sur la gestion quotidienne des forêts du sud de l’Europe.
Dans ce contexte, le travail de l’USSE est plus nécessaire que jamais. En étroite collaboration avec la Confédération européenne des propriétaires forestiers (CEPF) et d’autres associations de propriétaires forestiers basées à Bruxelles, l’USSE s’efforce de suivre chaque dossier et d’en analyser les répercussions potentielles. Notre objectif est de faire en sorte que les réalités des propriétaires forestiers privés du sud de l’Europe soient prises en compte là où les décisions sont prises. Il s’agit d’un territoire diversifié, caractérisé par une propriété très morcelée et particulièrement exposé aux effets du changement climatique.
Ce qui se décide à Bruxelles finit toujours par avoir des répercussions sur chaque forêt. C’est pourquoi il est indispensable d’être présent, d’assurer un suivi et de défendre avec rigueur les intérêts de ceux qui prennent soin de nos forêts.
Les défis sont évidents. Les incendies de forêt sont de plus en plus fréquents, étendus et violents, comme nous avons pu le constater lors des campagnes de 2025 et 2026, non seulement dans le sud de l’Europe, mais aussi dans le centre et le nord de l’continent. À cela s’ajoutent les ravageurs et les maladies, qui se propagent plus rapidement et touchent de nouvelles espèces et de nouveaux territoires, ainsi que les sécheresses et autres phénomènes extrêmes qui mettent à l’épreuve la capacité d’adaptation de nos forêts.
Cependant, face à ces défis, nous voulons envisager l’avenir avec détermination et optimisme. Les forêts bien gérées font partie de la solution. Elles stockent le carbone, régulent le cycle de l’eau, protègent les sols, abritent la biodiversité et offrent des espaces de loisirs et de bien-être. De plus, elles sont la source du bois et d’autres produits renouvelables, qui constituent la base d’une bioéconomie capable de remplacer les matériaux d’origine fossile et de créer des emplois de qualité. Et surtout, elles sont un moteur de vie pour le monde rural : elles fixent la population, dynamisent l’économie locale et maintiennent en vie des territoires qui, sans une gestion active, seraient abandonnés et plus vulnérables aux incendies.
La clé réside dans une gestion forestière active et durable et dans la reconnaissance du rôle des propriétaires forestiers, qui sont ceux qui, jour après jour, permettent à l’ensemble de la société de bénéficier de ces avantages. C’est pourquoi, au sein de l’USSE, nous continuerons à œuvrer pour que les politiques européennes soutiennent la prévention et la résilience. Nous demanderons également qu’elles soient réalistes et adaptées à la diversité des territoires, et qu’elles reconnaissent et valorisent les services écosystémiques fournis par nos forêts.
Une année intense commence, avec des enjeux considérables. Nous l’abordons avec le même engagement que toujours : être présents là où se décide l’avenir des forêts et défendre, avec rigueur et constance, les propriétaires forestiers du sud de l’Europe.
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